La mutilation de bétail est un phénomène où des animaux (généralement des vaches, des moutons ou des chevaux) sont retrouvés morts et mutilés dans des circonstances anormales. Ce phénomène est caractérisé par différents éléments inexpliqués tels que la précision chirurgicale de la mutilation, le drainage complet du sang de l’animal, l’ablation de certains organes internes et des organes sexuels.
Ce phénomène semble commencer en France avec la « bête du Gévaudan » en 1764 et avec la RR3 de Marius Dewilde en 1954. Il est ensuite répertorié médiatiquement dans différents endroits du monde, notamment aux États-Unis, depuis le début des années 1970 mais aussi en Europe plus récemment. Enfin, plus localement, à Porto-Rico, à travers Le vampire de Moca en 1975, le Chupacabra en 1995, et La Gárgola en 2018.
La bête du Gévaudan

En France, entre 1764 et 1767, la bête du gévaudan attaque environ 300 fois pour environ 100 personnes tuées. Le travail exceptionnel de compilation «chronodoc» d’Alain Bonet permet de relire avec précision la description des témoins. Voici quelques morceaux choisis :
« Le premier la tire à environ 10 pas ; elle tombe sur le coup, se relève sur le champ. Le second chasseur la tire à la même distance dès qu’il la voit se relever, elle retombe. Les 2 chasseurs ainsi que quelques paysans courent sur elle, la croyant morte. Elle se relève encore et rentre dans le bois, paraissant avoir la démarche mal assurée et allant plus lentement, quoique toujours plus vite que ceux qui la poursuivent. Elle reçoit dans le bois un autre coup de fusil qui ne l’abat pas comme les 2 premiers. Elle ressort du bois. Un chasseur la tire encore à environ 50 pas ; elle tombe de nouveau, se relève, rentre dans le bois où on la cherche jusqu’à la nuit sans pouvoir la rencontrer.»
«Cette bête a la tête large, très grosse, allongée comme celle d’un veau et terminée en museau de lévrier, le poil rougeâtre rayé de noir sur le dos, le poitrail large et un peu gris, les jambes de devant un peu basses, la queue extrêmement large et touffue et longue ; elle court en bondissant, les oreilles droites ; sa marche au pas est très lente. Quand elle chasse, elle se couche ventre à terre et rampe ; alors elle ne paraît pas plus grande qu’un gros renard. Quand elle est à la distance qui lui convient, elle s’élance sur sa proie et l’expédition est faite en un clin d’œil ; elle mange les moutons en l’air, droite sur ses pieds de derrière ; alors elle est assez grande pour attaquer un homme à cheval. Sa taille est plus haute que celle d’un grand loup. Elle est friande du sang, des tétons et de la tête ; elle revient constamment sur le cadavre quelle a été forcée d’abandonner, et si on l’a enlevé, elle lèche la terre s’il y a du sang.»
«Une veuve d’une soixantaine d’années, Catherine Vally, dite la Sabrande, de Buffeyrettes (Aumont), conduit son unique vache près d’une sagne pour la faire boire et brouter. Vers 5 heures du soir la Bête la surprend, lui mange la poitrine et l’estomac, lui ronge le cou jusqu’aux épaules, lui suce le sang et emporte la tête.»
«Les tétons et tout ce qui enveloppe les os de la tête sont les parties du corps qu’elle se plaît à dévorer après qu’elle a entièrement sucé tout le sang.»
«Elle est si légère à la course qu’elle se montre dans la même journée à des distances immenses et reparaît dans l’endroit d’où elle était partie, ce qui a fait craindre au commencement qu’il n’y en eût plusieurs. Son agilité est encore plus inconcevable.»
«Lorsque cette bête attaque une personne, sa ruse est de toujours tourner à l’entour d’elle, jusqu’à ce que la personne tombe.»
«Ils ne purent jamais l’atteindre, tant elle avait d’agilité et de souplesse pour éviter les coups qu’ils lui portaient. Sur la direction que prenaient les bâtons, elle réglait ses évolutions, sautant en l’air, s’abattant à terre, se tournant, se retournant à droite ou à gauche ; et tout cela si à propos et avec tant de justesse, qu’on eût dit qu’elle raisonnait. Le gladiateur le plus exercé, le plus rusé et le plus adroit n’aurait pas mieux fait ni si bien.»
«Relation du combat du petit Portefaix et de ses camarades, soutenu contre la Bête féroce le 12 janvier 1765 : La bête féroce vint les surprendre, et ils ne l’aperçurent que lorsqu’elle fut près d’eux ; ils se rassemblèrent au plus vite et se mirent en défense. La bête les tourna 2 ou 3 fois, et enfin s’élança sur un des plus petits garçons ; les 3 plus grands fondirent sur elle, la piquèrent à diverses reprises sans pouvoir lui percer la peau. Cependant à force de la tourmenter ils parvinrent à lui faire lâcher prise ; elle se retira à 2 pas après avoir arraché une partie de la joue droite du petit garçon dont elle s’était saisie, et elle mangea devant eux ce lambeau de chair…. Comme ils s’étaient aperçus qu’ils ne pouvaient lui percer la peau avec leurs espèces de piques, ils cherchèrent à la blesser à la tête, et surtout aux yeux ; ils lui portèrent effectivement plusieurs coups dans la gueule qu’elle avait continuellement ouverte, mais ils ne purent jamais rencontrer les yeux. Pendant ce combat elle tenait toujours le petit garçon sous sa patte ; mais elle n’eut pas le temps de le mordre, parce qu’elle était trop occupée à esquiver les coups qu’on lui portait…. La bête entendant un nouvel ennemi se dressa sur ses pattes de derrière, et ayant aperçu l’homme qui venait à elle, elle prit la fuite et alla se jeter dans un ruisseau à une demi-lieue de là. 3 hommes la virent s’y plonger, en sortir et se rouler ensuite quelque temps sur l’herbe.»
«Les rugissements de l’animal que les paysans comparent au bruit de l’âne quand il commence à braire, et une odeur très infecte, dont quelques-uns soutiennent avoir été affectés, pourraient donner des lumières sur son espèce.»
«À une ou 2 toises, elle s’élance sur le cou ou sur les reins. Dans les premiers cas, la tête est séparée du corps en un clin d’œil ; dans le second, l’embarras des habits et les efforts naturels qu’on fait pour se défendre, ont très souvent donné lieu au secours.»
«Cet homme, la hache levée, suivait des yeux l’animal qui rugissait en bondissant.»
«Elle fut assaillie subitement ; un coup de griffe lui enleva la joue droite, et le cou fut très endommagé.»
«La Barthe fournit des précisions sur l’état du cadavre : « (…) les chairs intérieures avaient été fouillées et léchées à une assez grande profondeur, et tirées en dehors sans que le tracé du col eût été agrandi aux dépens des os, qui n’étaient pas dérangés… » Concernant la tête : Tout jusqu’aux gencives en avait été mangé.»
«Cet enfant reçut en même temps un autre coup de patte sur la poitrine, dont 3 griffes lui firent 3 entailles aussi fortes qu’aurait pu faire le sabre le mieux tranchant.»
«Elle m’assura bien que cette bête avait des griffes qu’elle sortait même de la longueur d’un doigt, toutes les fois qu’elle s’élevait sur les pattes de derrière pour s’élancer sur elle.»
«Le paysan arriva le premier et trouva l’enfant couché sur le ventre avec 2 blessures au col qui lui faisaient perdre beaucoup de sang, mais qui n’étaient pas douloureuses. Celle du côté droit, beaucoup plus considérable que la seconde, était au-dessus de la clavicule, sa profondeur d’un pouce et sa largeur dirigée du côté de l’œsophage. Le trou fait à la chemine d’une grosse toile neuve était rond et à peine perceptible.»
«Arrivée au milieu de ce troupeau abandonné, au lieu de faire ce qu’aurait fait tout loup de quelque espèce, grosse, petite ou moyenne, qu’on le suppose, elle ne fit que le singe : voyant les agneaux bondir sur le gazon, elle se mit à bondir comme eux ; et parce que les brebis plus sérieuses ne bondissaient pas de même, elle en punit une, non en la mangeant, mais seulement en lui coupant la queue.»
«A 6 heures et demie du soir, M. Marlet de La Chaumette (St.-Alban) voit d’une de ses fenêtres dans un pâturage éloigné de sa maison d’environ 250 pas, dans lequel il y a ses bêtes à cornes gardées par un berger, âgé d’environ 15 ans, un animal qu’il croit être la Bête. Elle est assise sur ses pattes de derrière et regarde fixement le berger.»
«Entre 11 heures et midi, Marguerite Oustallier, âgée de 68 ans, garde ses vaches près des bois de Broussoles (Lorcières) ; assise sur un petit muret, elle file sa quenouille. [Broussoles] La Bête l’attaque par-derrière, la traîne par terre, lui déchire une joue, sectionnant tous les muscles, et lui fait 2 grands trous au cou, proches de la jugulaire, comme pour la lui couper.»
«La bête sauta sur la vieille qui était assise et filait, la prit par le col, lui perça les 2 jugulaires, lui déchira avec ses ongles la partie charnue des joues au point que tous les muscles en étaient détachés. L’occiput est aussi endommagé, ce qui fait conjecturer qu’elle a été prise par-derrière et a été saignée comme avec un couteau, et s’est contenté de lui sucer le sang.»
«Elle lui avait apparu plus forte qu’un gros loup, ayant la tête fort grosse, des petites oreilles droites comme un loup, n’ayant pu distinguer la couleur ni des dents de ladite Bête, excepté les yeux qui lui ont parus fort gros et saillants ; que le poitrail de ladite Bête lui avait paru extrêmement large, garni de beaucoup de poil très long, rougeâtre, des grosses jambes, le corps fort levretté, tout rougeâtre aussi à l’exception de l’épine du dos auquel il a aperçu une raie noire jusqu’à la naissance de la queue qui était pendante, à peu près comme celle d’un loup.»
«Il résulte du procès verbal dressé par M. Antoine, que cet animal avait 32 pouces de haut et 5 pieds 7 pouces et demi de long, et qu’il pesait 130 livres.»
«Antoine a assuré que cet animal avait des yeux très gros et très étincelants, elle a 40 dents, ce qui n’est propre qu’à la hyène, suivant M. de Buffon.»
«Enfin, on a remarqué en ouvrant la bête morte, que les muscles du col sont très gros, et indiquent une force extraordinaire ; ses côtes sont disposées de façon que l’animal pouvait se plier de la tête à la queue, ce que le loup ne peut pas faire.»
«Une fille d’environ 12 ans qui ne fut trouvée que le lendemain matin à 500 pas de l’endroit où elle avait été prise. On s’étonna de la force de cet animal qui avait pu traîner sa proie si loin dans un bois des plus fourrés et des plus escarpés ; et l’on vit avec autant d’horreur que d’étonnement l’état où il avait laissé ce malheureux cadavre. Il y avaitune cuisse d’enlevée, aussi net que si le plus adroit chirurgien en avait fait l’amputation.»
«Ses yeux étaient si étincelants qu’il n’était guère possible d’en soutenir le regard.»
«Ses yeux sont de couleur rouge cinabre.»
«Elle a les pieds du devant beaucoup plus courts que ceux de derrière»
«Cet anthropophage ne va que par sauts et par bonds, faisant tremblant [sic] la terre dans sa course, reculant avec autant de légèreté que lorsqu’il avance. Il est beaucoup plus grand qu’un loup, surtout quand il se hérisse. Il a des taches comme rouges et noires sur les flancs, le col gros et extrêmement court, le gueule museau camus, la tête plate, et une barre noire depuis les épaules jusqu’aux extrémités de la queue dont le bout est d’une grosseur prodigieuse.» «Il l’a désignée de couleur rougeâtre et une raie noire long du dos.»
«D’après Bès de la Bessière, des poils de la bête vivante avaient été ramassés et que d’après leur aspect ce n’était pas un loup : « La différence consiste en ce que le poil de la bête est plus long de 6 lignes, qu’il est plus doux et la moitié plus mince du côté de la tige ; du reste blanc dans cette partie et noir dans sa partie moyenne, comme celui du loup. Après le noir, il est d’un blanc tirant sur le roux et vers la pointe, d’un roux ardent, au lieu que celui du loup, qui ressemble le plus à celui de la bête, se termine en noir. » (AD 48-11-J-12, Fonds André, Bès de la Bessière).»
« L’inclination de cet animal pour les femmes, ses rugissements comparés au bruit de l’âne quand il commence à braire, et une odeur très infecte… Ses yeux brillent dans l’obscurité et l’on prétend qu’il voit mieux la nuit que le jour. Son cri ressemble au sanglot d’un homme qui vomirait avec effort. » (Gr. Dict. Univ., 1867, t. IV, p. 646).
ANALYSE
La Bête lors d’une attaque est touchée à l’arme à feu au moins 3 fois, assez fortement pour la faire tomber, dont 2 fois à moins de 10 mètres, sans blessure grave pour autant. La peau semble très résistante puisque les piques ne la transperce pas. Cela fait écho à quelques cas de RR3 :
RR3 du 29 Novembre 1954 au Venezuela fait : « Gonzales a sorti par instinct son couteau scout et a voulu le poignarder à l’épaule, mais à sa grande surprise, la lame n’a pas pénétré, glissant comme si l’être avait une « peau de rhinocéros. » »
RR3 du 21 Août 1955 au USA : « Nous nous sommes précipités à la fenêtre pour l’ouvrir et nous avons tiré sur la petite silhouette. Comme la créature précédente, elle est tombée, puis s’est relevée et est repartie très vite.» «La créature semble touchée mais, au lieu de tomber, sembler “flotter” jusqu’au sol, puis décampe. »
Les yeux très gros dont « le feu sort » et « si étincelants » «brillant la nuit», la vélocité, les poils roux, la longue crinière qui se hérisse au dos, les sauts en bipédie pour se déplacer, les longues griffes, le «cou gros et court» (trapu), les découpes au scalpel, les corps de victimes évidés de sang, les joues et autres morceaux choisis arrachés, la forte odeur… tout cela oui sont exactement des composantes de la phénoménologie du «chupacabra» et de facto des RR3 et des cas de mutilation de bétail depuis les années 1970.
Comparatif des yeux :
«Comme le feu, orange. Un spectacle vraiment choquant.»
(Madelyne Tolentino décrivant les yeux du chupacabra vu en 1995)
«Le feu sort de ses yeux.» «Ses yeux étaient si étincelants qu’il n’était guère possible d’en soutenir le regard.»
(Description des témoins pour La bête du Gévaudan vers 1764)
Comparatif des mutilations :
«Coupes chirurgicales. parfaites. Si elles étaient fabriquées par un animal ou des chiens sauvages, elles déchireraient la chair, mais non, ces coupes sont parfaites, comme si elles étaient faites avec un scalpel (…) Ils ont une fois apporté un coq dont tout l’intérieur de la tête avait été sorti. Tu regardais le coq et c’était creux. Il avait la tête, mais creux.»
(Miguel dans l’interview donné avec Madelyne Tolentino concernant le chupacabra vu en 1995)
«Quand il s’est approché, dit-il, la créature a sorti de sa bouche une longue chose, comme un poisson-pêcheur, en la tirant très rapidement.» (Madelyne Tolentino concernant le chupacabra vu en 1995)
«Les chairs intérieures avaient été fouillées et léchées à une assez grande profondeur, et tirées en dehors sans que le tracé du col eût été agrandi aux dépens des os, qui n’étaient pas dérangés.» « Il y avait une cuisse d’enlevée, aussi net que si le plus adroit chirurgien en avait fait l’amputation»
(Description d’un témoin pour La bête du Gévaudan vers 1764)





«Ils ont une forme triangulaire, mais parfois, quand ils sont dans les airs, ils peuvent être confondus avec des cheveux, peut-être à cause de la rapidité avec laquelle ils les déplacent, ils pourraient être interprétés comme des cheveux» (le témoin Daniel Pérez, évoquant l’excroissance dorsale du chupacabra à Porto-Rico)
Source : Lien du site de Alain Bonet
10 septembre 1954, France, Marius Dewilde :
On trouve dans le livre « Ne résistez pas aux extraterrestres », de Marius Dewilde et Roger-Luc Mary, au chapitre 7, le passage suivant concernant ce cas de mutilation sur des bovins :
« J’ai oublié de signaler un fait important qui s’est déroulé ‚ le lendemain du premier atterrissage : le samedi 11 septembre 1954 , un marchand de bétail et un fermier vinrent m’avertir qu’une mortalité anormale de bovins était survenue. Je parlai de cet incident a un vétérinaire qui , très intéressé , se déplaça pour procéder a l’autopsie d’un bovin. A la suite de quoi , le vétérinaire parut très surpris : il partit rapidement en voiture sans fournir la moindre explication.
Dans les heures qui suivirent , des camions grues enlevèrent les corps des animaux pour les déposer dans des véhicules bâchés. J’apprit par la suite que les bovins avaient été transportés dans la région parisienne , a Maisons-Alfort , pour autopsie générale et analyse approfondie. Ces bêtes avaient été vidées de leur sang et de leur moelle épinière, elles étaient totalement exsangues aucune trace de blessure, ni de piqûre.
Cette déclaration fut faite par le vétérinaire lui-même , auprès duquel plusieurs personnes insistèrent pour connaître le fin mot de l’histoire. J’étais présent. Le vétérinaire conseilla la « prudence « et …le silence ! Ce même vétérinaire devait encore m ‘infliger de ses conseils de « prudence » a propos de mon chien. Nous reviendrons sur ce fait. Le lieu ou fut découvert les cadavres des bovins était situé a 300 mètres de l’endroit ou l’astronef se posa. J’avais signalé le fait a Marc Thirouin qui , sur ma demande , ne le consigna pas dans son enquête. Malheureusement , ni Thirouin , ni Guieu , ni Carrouges n’ont pu tout dire , car j’étais moi-même littéralement « bâillonné ». Un quart de siècle s’est écoulé , j’ai beaucoup trop résisté a l’envie de parler, tout comme j’ai « résisté « a ceux qui me dictaient un message a transmettre. Aujourd’hui , je veux tout dire , sans rien omettre , sans rien rajouter , et tant pis pour ceux qui trouvent que la vérité n’est pas toujours bonne a formuler. »
17 Octobre 1954, France, Cier-de-Rivière : Guy Puyfourcat
En 1954, ce cas incroyable relate la capacité du phénomène ovni à pouvoir soulever une jument dans les airs, à 3 mètres environ de hauteur. Ce cas ne rentre pas dans le phénomène des mutilations mais dévoile une « interaction » concomitante.


Amplification du phénomène avec « la mutilation du bétail »

Le 9 septembre 1967 au matin, l’inquiétude règne au sein du Harry King Ranch à Alamosa, dans le Colorado. Agnes et son fils Harry sont ensemble à la tête du plus gros ranch de la région, une véritable institution installée sur un territoire qui s’étend à perte de vue et qui accueille les chevaux de nombreux propriétaires. Et depuis un peu moins de 48 heures, il y a un sentiment d’inquiétude pour Snippy, une magnifique jument Appaloosa, qui a disparu. Or, elle n’a jamais eu un instinct de fugueuse.
Pour Harry King, il s’est passé quelque chose dans la région. Aucun prédateur ne peut décemment venir s’attaquer à un troupeau. Des coyotes qui tuent des chevaux, ce serait une première. La jument aurait-elle pu avoir soudainement des envies d’aventure et partir aussi vite que possible à l’autre bout du Colorado ? Harry King grogne parce que c’est peu probable.
Agnes quant à elle galope et écrase des sabots de son cheval les brins d’herbe qui camouflent l’indicible. C’est alors qu’elle trace un cercle autour du ranch, à environ 400 mètres de bâtiments, qu’elle est saisie d’une vision d’horreur. Couchée dans l’herbe gît la jument tant recherchée, morte. Mais ce n’est pas la faucheuse qui évoque ce sentiment de terreur. C’est l’état de la dépouille écorchée. La bête est privée de sa chair au niveau des épaules et du cou, ne reste que les cervicales et les os qui jonchent le sol, totalement blanchis. Il n’y a plus de viande, ni au niveau de la nuque, ni même sur la tête de l’animal. Mais le plus étrange n’est pas là. Il n’y a plus de sang non plus. Plus une seule goutte, alors même que la bête devrait baigner dans une mare rougeoyante. Le mystère s’épaissit encore lorsqu’Harry découvre que les coupures au niveau du cou et de la tête sont extrêmement lisse, nette.
Le lendemain, les propriétaires de la jument arrivent au ranch. Une odeur terrible, nauséabonde, a recouvert toute la zone et guide la petite troupe vers le cadavre de Snippy. C’est Agnes qui met le doigt sur le type de parfum qui les prend tous aux tripes : on dirait du sucre qui a brûlé. Sur des dizaines de mètres à la ronde, une odeur rance, sucrée mais des plus dégoûtantes, a envahi le paysage. Le tout en quelques heures. Ce n’est pas tout, Harry découvre en premier lieu que les os du cheval ont changé de couleur : ils sont passés du blanc à un rose assez vif et étonnant. Ce qu’il se passe ici n’est vraiment pas normal. Mais la surprise et l’étonnement vont laisser place à la stupéfaction. Agnes vient de mettre la main sur une zone particulièrement bizarre au sein de laquelle des buissons ont été écrasés. Pire, des cercles semblent avoir été tracés par ce qui pourrait ressembler à des réacteurs d’avion ou d’aéronefs.
Pour Harry King, cet animal est mort à la suite d’une intervention tierce, qu’elle soit humaine ou pourquoi pas extraterrestre. Le shérif du comté se moque de cette théorie. Harry décide alors de convoquer la presse. Ce qu’Agnes et son fils ignorent en 1967, c’est que cette histoire de mutilation de bétail n’est pas nouvelle. Pire encore, la mort de la jument Snippy sur leur propriété n’est qu’une étape supplémentaire dans l’horreur. Les mutilations vont continuer et même se multiplier.
La machine médiatique s’emballe le 5 octobre : la presse, même nationale, s’entasse devant les barrières closes de la propriété d’Agnes et Harry. Ce qu’a révélé Agnes a fait l’effet d’une bombe : la veille au soir de la disparition de la jument, la vieille femme a remarqué dans le ciel, derrière le voile de ses yeux fatigués, une ombre inhabituelle, ronde. Elle fusait dans la Voie lactée, dégageant un son strident. Sans ses lunettes, Agnes n’avait pas réussi à observer avec discernement ce qu’il s’était passé. Elle n’avait rien dit à son fils. Les journalistes avaient été les premiers à l’apprendre.
L’indicible horreur resté jusqu’ici inexpliqué venait peut être de trouver une cause. Ce serait une nouvelle fois des ovnis qui viendraient traîner dans le ciel et dans le quotidien des habitants du Colorado et du Nouveau-Mexique. L’État est coutumier du fait, surtout depuis l’affaire Roswell au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. Les ufologues connaissent bien la région, et puis les journalistes aussi. Cette mystérieuse affaire de jument mutilée prend donc toute sa place dans l’imaginaire collectif. Mais c’est la première fois que des mouvements inexpliqués dans le ciel du pays n’avaient entraîné la mort d’êtres vivants. Et ce n’est que le début : en 1979, le FBI, s’appuyant sur les recherches de la police de l’État du Nouveau-Mexique, aurait recensé 8000 cas de mutilation de bétail au Colorado.

Le phénomène se répète à Porto-Rico
Le 25 mars 1975, à Porto-Rico, un homme nommé Juan Muniz affirma avoir été attaqué par une « monstrueuse créature couverte de plumes » « Dans le quartier de Rocha, à Moca, quinze vaches, trois chèvres, deux oies et un cochon furent retrouvés avec des marques de perforation sur le corps, indiquant qu’un objet pointu y avait été inséré… et toutes les autopsies révélèrent que les animaux étaient complètement exsangues. » : le vampire de Moca.
C’est en 1995 que le même phénomène semble revenir à Porto-Rico sous le nom de Chupacabra et en 2018 sous le nom de Gárgola.



Sur la piste des tueurs de chevaux

Jamais un tel dispositif n’avait été déployé. Gendarmerie, police judiciaire, Service central du renseignement territorial… Plus de 150 enquêtes en cours, et une trentaine de nouveaux cas pour le seul mois d’août. Tous sont sur le pied de guerre, jusqu’au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.
Un cheval retrouvé gisant, éventré, à Narbonne, dans l’Aude, le samedi 12 septembre ; un poulain de 4 mois, mutilé du côté de Sées, dans l’Orne, le lendemain : la liste des attaques contre les équidés ne cesse de s’allonger et les services de police et de gendarmerie sont sur les dents. L’affaire prend une ampleur nationale : 153 enquêtes étaient ouvertes dans plus de la moitié des départements le 7 septembre. Une trentaine d’entre elles concernent des faits qui ont entraîné la mort de chevaux ou des blessures extrêmement graves. Parmi celles-ci, il en est une qui retient l’attention des enquêteurs. Les faits sont survenus le mardi 26 août dans la commune de Saint-Vallier, près de Montceau-les-Mines, en Saône-et-Loire. D’ordinaire, le travail d’enquête consiste d’abord à déterminer que les blessures constatées ont bien été causées par un être humain et non par des charognards opportunistes profitant de la mort naturelle d’un animal. En l’occurrence, aucun doute n’est possible. La scène de crime ressemble à un épisode de la série américaine « Dexter », consacrée aux serial killers.
Océane avait 15 mois. Une ponette achetée 450 euros en décembre 2019 par M. Carmelo Ferrera, un ancien mineur de 72 ans. Un cadeau pour ses sept petits-enfants de 3 à 14 ans, heureux de se balader sur son dos. Solide comme un roc, les yeux clairs, un accent italien et des mains qui savent tout faire, Carmelo prend des cachets depuis le 26 août pour trouver le sommeil. Il parle de sa ponette comme d’un enfant qu’il n’a pas pu protéger. Océane a partagé sa courte vie avec un autre poney, Pompon, un mâle de 22 ans, témoin du crime et devenu, depuis lors, peureux et farouche. Ils vivaient sur un terrain d’herbes grillées par l’été, à 1 kilomètre du domicile du propriétaire, dans une zone de Saint-Vallier qui hésite entre la ville et la campagne, piquée de pavillons épars et traversée par de jolis petits chemins de promenade. Samedi, trois jours avant la mort d’Océane, M. Ferrera est allé donner à boire à ses équidés : « D’habitude, elle s’approche et grignote les carottes ou les biscuits secs que je lui apporte. C’est gourmand, un poney. Là, elle n’est pas venue. Elle n’a pas mangé. Je croyais que c’était à cause de la chaleur, mais maintenant je pense qu’ils étaient déjà passés et l’avaient frappée sans réussir leur coup. Mais ça ne se voyait pas. Elle n’avait pas de marques. »
Le mardi suivant, M. Ferrera n’est pas dans son assiette. Mauvais week-end. Il a assisté aux obsèques de son oncle. A 17 h 30, il part s’occuper des chevaux. « J’ai vu mon Pompon, il est venu vers moi, mais pas Océane. Un voisin nettoyait sa piscine. Je lui ai demandé s’il avait aperçu ma ponette. Il n’avait rien vu. J’ai immédiatement pensé qu’on me l’avait volée, et puis j’ai remarqué une forme arrondie dans le champ, près de la route, dans un coin à l’abri des regards, protégé par des haies et des buissons. Elle était étendue sur le côté gauche. » La ponette a la crinière coupée, le museau arraché ; la vulve, le rectum et l’oreille droite ont été prélevés. Une signature. Les deux tiers des chevaux attaqués depuis le début de l’année ont été retrouvés avec une oreille sectionnée, très souvent la droite. La plupart des victimes sont des femelles. Et, sur nombre d’entre elles, les agresseurs ont prélevé les organes génitaux. Encore plus étrange cette fois-ci : il n’y a pas une goutte de sang sur la scène de crime. « Pas de sang, vous vous rendez compte ? Qu’ont-ils fait avec ce sang ? »
Barbara Ideler est vétérinaire à Saint-Vallier. C’est elle qui a été réquisitionnée par la gendarmerie de Montceau-Les-Mines, dès le soir de la découverte du corps de la ponette, pour essayer de définir les causes de sa mort. La police de Montceau-Les-Mines était aussi sur place : « Nous avons été appelés à 18 h 50, se souvient le commissaire Christophe Laulan. Nous avons préservé les traces, exactement comme s’il s’agissait d’un crime commis sur un être humain. Juridiquement, il s’agit d’un délit. Mais on a effectué toutes les démarches en faisant abstraction du fait qu’il s’agissait d’un animal. » Alors que le soleil se couche, les policiers et les gendarmes s’affairent sur la scène du crime et la vétérinaire commence son autopsie. Elle vérifie d’abord la rigidité du corps. L’animal est encore souple, ce qui signifie qu’il a été tué dans la journée ou au lever du jour.
Elle remarque aussi l’absence de mouches et une faible météorisation (production de gaz intestinal, du méthane, qui gonfle le ventre de l’animal), ce qui lui confirme l’heure du crime : probablement à l’aube. La blessure au museau est nette, sans doute causée par un couteau tranchant, le même qui a servi à découper avec une grande précision le rectum et la vulve de l’animal : « Ici, il y a deux zones atteintes et, entre les deux, aucune blessure, indique la vétérinaire. Ce n’est pas l’œuvre de prédateurs ou de charognards. Ces plaies sont nettes, elles ressemblent à un acte sadique. » Barbara Ideler remarque un énorme hématome de la taille d’un poing sur la tête de la ponette, provoqué par un objet contondant. Sous le choc, un œil est sorti de son orbite. Mais, pour la vétérinaire comme pour le propriétaire et les enquêteurs, le plus étrange demeure l’absence de sang. Pas une goutte autour du cadavre, ni ailleurs dans le pré. Pas de sang dans le corps, non plus, à l’ouverture de l’abdomen. Cet animal de 150 kilos a été vidé de la plus grande partie des 10 litres de sang qu’il contient. Les enquêteurs ont noté une zone de 10 mètres carrés d’herbes aplanies autour du cadavre. « Ils ont peut-être étendu une bâche sur laquelle ils ont déposé l’animal », suggère Barbara Ideler. Dans la nuit, à la lumière d’une lampe torche, elle poursuit ses investigations : l’ouverture du thorax révèle, vers la sixième côte, à l’endroit du cœur, un bruit d’aspiration d’air. Ce qui signifie qu’il y a peut-être un trou : « Contrairement aux autres organes, le cœur était très dégénéré, flasque, confie la vétérinaire. ça peut être le résultat d’une injection intracardiaque. » Des prélèvements sont en cours d’analyse dans les laboratoires.
Toutes les hypothèses sont possibles
Voici un scénario possible de ce crime : deux personnes au moins participent à l’opération, à l’aube du mardi 26 août. Il est impossible à un homme seul d’agir avec une telle discrétion et une telle efficacité. L’un attire l’animal, l’attrape par le collier et l’isole dans un coin du pré moins exposé, où une bâche a été étendue. L’autre assène un coup violent, avec une barre de fer, sur sa tête. Puis les deux procèdent, par un moyen mystérieux, à l’extraction du sang et des organes en prenant soin de ne laisser aucune goutte, aucune trace au sol. Pour quelles raisons, à quelle fin ? Mystère. Dans l’Yonne, dans la nuit du 24 au 25 août dernier, soit la veille de la mort d’Océane, deux individus ont été surpris alors qu’ils s’attaquaient à deux poulains qu’ils ont gravement lacérés. Ils se sont enfuis, blessant à la serpette Nicolas Demajean, le propriétaire du refuge Le Ranch de l’espoir, qui avait interrompu leur besogne. Un portrait-robot d’un assaillant a été diffusé et un homme mis en garde à vue, le 7 septembre, dans le Haut-Rhin. Sans suite.
« En trente ans de service, je n’avais jamais vu ça, raconte un enquêteur au commissariat de Montceau-les-Mines. C’est extraordinaire, dans le premier sens du terme. Toutes les hypothèses sont possibles : concours sur Internet, troubles psychologiques, secte, satanisme… Sans éléments matériels, difficile d’avancer. » « Ce qui frappe le plus, c’est la précision des actes et la détermination des auteurs, ajoute la commissaire adjointe Caroline Lobry. Les mutilations sont particulières, réfléchies. Selon les constations judiciaires, techniques et médicales, il s’agit de personnes qui connaissent les équidés, leur anatomie. Et puis les incohérences entre la scène de crime et les constations médicales sont étonnantes : il aurait dû y avoir du sang partout. »
Le jour du martyre d’Océane, une note rédigée par le Service central du renseignement territorial (SCRT), révélée par « Le Parisien », évoquait déjà des hypothèses sans en privilégier aucune : « Rituels sataniques », « challenge entre plusieurs individus », « frustration sexuelle ou morbide », « actes de vengeance dans le milieu équestre », voire « passage à l’acte par mimétisme » lié à la médiatisation de l’affaire. La note précisait enfin que des investigations avaient conclu à l’empoisonnement de chevaux retrouvés morts dans le Jura, les Deux-Sèvres et les Yvelines. Le sadisme des blessures infligées aux animaux et le nombre d’attaques semblent suivre la même courbe : exponentielle. Seulement quatre cas répertoriés entre 2014 et 2019, et une déferlante en 2020 : deux attaques en février, deux en avril (en plein confinement), deux en mai, trois en juin, quatre en juillet, une trentaine en août, et l’accélération se poursuit en septembre. Par le passé, au Royaume-Uni, entre 1983 et 1993, plus de 160 équidés ont été mutilés. En Allemagne, 300 cas de mutilations ont été recensés entre 1992 et 1998. Jamais aucun coupable n’a été arrêté.
Dans son pré, Carmelo Ferrera caresse le museau de Pompon. Le retraité tient à remercier les policiers, les gendarmes et la sous-préfecture de Mâcon, qui l’ont soutenu. Depuis le crime, son dernier poney refuse d’entrer dans la jolie maisonnette qu’il lui a construite pour le protéger, avec Océane, des mouches et des journées trop chaudes. Comme s’il était traumatisé. « Il a assisté à l’assassinat… Si seulement il pouvait parler ! marmonne Carmelo d’une voix lasse. Qui ça peut être ? Qui peut nous menacer ? Qui peut s’en prendre à une innocente ? Cette ponette, c’était la joie des enfants et des adultes qui passaient en promenade. Ils venaient la voir, la caressaient. Eh bien ! la joie, elle est partie. »
Article de Paris Match de Nicolas Delesalle le 26/09/2020
Mutilations de bétail en Oregon et en Argentine

« Au nord et au sud du continent américain, des affaires très similaires de mutilation de bétail inquiètent les éleveurs.
Psychose collective ou phénomène aussi réel qu’inquiétant ? En Oregon, aux Etats-Unis, et dans la province d’Entre Rios, en Argentine, les mutilations de bétail se multiplient depuis quelques mois. Aux Etats-Unis, dans le comté de Wheller, cinq cas ont été dénombrés et cinq autres dans le comté voisin de Harney. Selon les shérifs locaux, les dix affaires sont « étrangement similaires». Le dernier en date remonte au 14 août dernier, au Thomas Angus Ranch : un taureau primé d’une valeur de 4500$ a été retrouvé mort et présentant des blessures très particulières : le nez, la langue, la joue gauche, une oreille, un oeil et les organes reproducteurs avaient disparu, «prélevés avec une précision chirurgicale». Les autres animaux morts présentaient le même type de blessures.
Bien sûr, l’explication la plus évidente est que ces mutilations soient l’oeuvre de charognards -vautours, corbeaux ou coyotes- qui s’attaquent en priorité au tissus les plus tendres du cadavre qui sont aussi les premiers frappés par la décomposition. Quant à cette «précision chirurgicale», formule récurrente dans les affaires de mutilation de bétail, elle peut provenir de l’inexpérience de certains témoins car elle est en réalité rarement prononcée par les vétérinaires en charge des autopsies. Mais la situation se complique en Argentine où selon Andrea Pérez Simondini une ufologue qui a enquêté sur plusieurs cas de mutilations animales interviewée par le journal El Once , «50% des cas sont associés à des signalements d’ovnis» et, plus étrange encore, à la disparition de grandes quantités d’eau dans les réservoirs de la région.
Là encore, les blessures décrites et photographiées par des éleveurs sont très similaires avec celles constatées en Oregon. A Hasenkamp, dans la province d’Entre des Rios, le propriétaire d’un ranch, Héctor Lescano, a découvert fin juillet une génisse de 400 kilos dans un état effrayant. «Il manquait à l’animal les mamelles, les organes génitaux, une partie de la mâchoire, la langue et les yeux. De plus, l’os de la mâchoire était à nu et dans, les zones découpées, la peau semblait cautérisée, sans trace de sang» rapporte El Once qui publie plusieurs photos (à déconseiller aux personnes sensibles) des mutilations visibles sur la génisse . La police a été alertée mais l’enquête n’a débouché sur aucune conclusion définitive. Dans l’Oregon, les éleveurs ont contacté le FBI sans obtenir de réponse.
Ces incidents macabres s’inscrivent dans une longue histoire de mutilations de bétail rapportées depuis plusieurs décennies dans le monde entier. En 1979, un rapport du FBI avait recensé plus de 8000 cas en quelques années dans le seul Etat du Colorado. En France, une vague de mutilations de chevaux a défrayé la chronique en 2020 avec plus de 500 signalements d’actes de cruauté dont 84 ont été formellement attribués à l’action humaine. »
Source : Article de Paris Match 06/09/2021