1954, printemps, France, Gorbio lieu-dit « Le Beauriqueau ». (Alpes Maritimes)
Article par l’ufologue Jean Chasseigne, dans le magazine d’ufologie Flying Saucer Review (FSR), R-U., Volume 21, N.2, page 17, août 1975
Cette observation a été faite au printemps 1954, sans plus de précision quant à la date. En revanche le témoin a un souvenir très précis de l’heure: 2 h 40. Elle a eu lieu près d’une ville de la côte d’Azur, dans une de ces petites vallées qui s’ouvrent sur la mer.
Le témoin, dont je suis persuadé de la sincérité, tient à garder l’anonymat, étant donnée son extraordinaire aventure, on le comprend.
Peu avant l’observation, il rentrait chez lui à pied, et marchait sur un petit sentier. Il faisait nuit, mais il y avait cependant une certaine visibilité. Tout en cheminant, il entendit un bruit comme un marteau frappant sur une enclume, puis quelques secondes plus tard, après avoir parcouru de 20 à 25 mètres un bruit de voix.
Il n’apercevait aucune lumière ni lueur dans les environs, mais le site n’étant pas complètement isolé, il pensa tout d’abord que cela provenait d’une maison où un bricoleur s’activait. Il continua sa route comme si de rien n’était. Un éboulement s’étant produit sur le sentier, il emprunta alors pour poursuivre sa route un chemin qui traversait une propriété privée dans laquelle il entra par un portail en bois, démoli, qu’il n’eut aucune peine à ouvrir. Il se trouvait sur une terrasse, courante dans le midi, bordée d’un mur en pierres sèches, sur laquelle on cultive l’olivier, l’oranger et d’autres espèces. Marchant quelques mètres, il emprunta un escalier de pierre de quelques marches, pour poursuivre sa route sur la terrasse inférieure. C’est alors que l’étrange et angoissante aventure de Mr. B… débuta.
A peine avait-il descendu l’escalier, qu’il déboucha sur un spectacle auquel il était loin de s’attendre, et stoppa, stupéfait.
Devant lui, à une dizaine de mètres à peine, un objet lumineux et brillant était posé sur le sol. C’était un engin de forme discoïdale, plus bombé sur le dessus, et portant un petit dôme à sa partie supérieure. La partie gauche était brillante comme de l’or. Il avait un diamètre qu’il estima à 5 m, une épaisseur en son centre d’environ 1 m 20 et il se tenait à un mètre du sol approximativement. M. B… est incapable de se souvenir si l’engin était ou non posé sur des pieds.
A gauche de l’objet, se tenait debout un être, de 1 m 60 environ, très mince et de proportions harmonieuses. Il a laissé à M. B… une impression d’une seule pièce (détail affirmé, bien précisé) très ajustée, qui englobait la tête. Elle brillait d’une lueur blanche « comme une luciole écrasée » dira M. B…, ce qui laisse à penser qu’elle était plutôt. phosphorescente. L’être tournait le dos au témoin, mais à l’arrivée de celui-ci il tourna la tête et eut un mouvement de surprise en l’apercevant. Devant le visage, il y avait une espèce de voile qui partait du front, coupé net à la hauteur du menton, de même couleur que la combinaison. Le voile portait un renflement à la hauteur du nez.
L’être prononça alors quelques mots en s’adressant à un second personnage que M. B… n’avait pas encore découvert. Les paroles échangées ne furent pas comprises par le témoin, mais il me précisa que ce fut dans un langage très clair.
Ce n° 2 se trouvait, selon toute vraisemblance, sous l’objet. Il paraissait accroupi, peut-être occupé à effectuer une réparation, et à l’appel du n° 1 effectua un ou deux pas en arrière, en restant courbé, avant de se retourner brusquement en se relevant.
Il était plus petit que le premier, ses proportions moins harmonieuses, la tête un peu plus grosse. Il était habillé de la même manière et portait le même voile qui lui cachait le visage. Il avait quelque chose sur le ventre. En se retournant, il porta ses deux mains à cet objet qui ressemblait à une lampe de poche, et fit un pas en avant. Aussitôt, de cet objet tenu à deux mains sortit un faisceau de lumière blanche, et M. B… se sentit « paralysé » de plus en plus fort, en même temps que la lumière émise grossissait jusqu’à devenir un carré de 20 cm de côté. La lumière était blanche comme celle d’une lampe de poche.
Le témoin paralysé ne pouvait plus bouger, mais il continuait à voir et à entendre, mais assez difficilement. Il avait également des difficultés pour respirer. Le n° 2 dit quelque chose de très court au n° 1, et s’approcha du témoin, comme pour se faire une idée précise de l’effet du faisceau lumineux, et sans doute du rayonnement paralysant l’accompagnant.
Les deux êtres échangèrent quelques mots, mais il n’émanait aucune espèce d’agressivité de la part du n° 1. Le n° 2 a paru plus détendu après avoir constaté l’état de M. B… Il s’est approché alors jusqu’à 60 centimètres de la tête du témoin, et le dessus de sa tête arrivait à la hauteur du cou du témoin, ce qui fournit une hauteur assez précise de 1 m 45.
Il a alors soulevé son voile avec la main gauche, en levant la tête vers le témoin, de manière, semble-t-il, que ce dernier puisse voir parfaitement son visage. Il grimaçait d’une façon horrible, les lèvres disjointes découvrant toutes ses dents et, de son bras droit, il faisait un geste, comme pour l’inviter à bien observer son visage.
Je ne sais si ce détail a de l’importance, mais le souvenir de cette scène est resté fidèlement gravé dans la mémoire du témoin, qui a senti tout ce qu’elle avait de pathétique, et peut-être de désespéré. Le n° 2 a lâché son voile, qui est retombé sur son visage, et avec ses deux bras, et à deux reprises différentes, il fit des gestes éloquents, comme s’il incitait le témoin à le suivre. A la deuxième reprise, il a même semblé à M. B… que l’invitation était plus pressante, avec quelque peu d’énervement, mais il n’y a pas eu de tentative d’enlèvement. A ce moment le n° 1, qui paraissait être le chef, est intervenu, et le n° 2 s’est calmé instantanément.
Les deux êtres se sont alors retournés et se sont dirigés tranquillement vers l’appareil dans lequel ils sont montés, sur le dessus, non sans difficulté, en s’aidant mutuellement, l’un poussant l’autre, le premier grimpé tirant l’autre. M. B… les a vu disparaître dans 1 ‘engin sans qu’il puisse préciser où, il n’a remarqué aucune ouverture bien qu’il ait entendu un bruit sourd de fermeture métallique. Peu après, il a entendu un autre bruit, léger, comme en passant la main sur une tôle ondulée, puis il ne se souvint plus de rien, ayant perdu connaissance.
Description du visage de l’être n° 2.
Front très haut et très large. Pommettes saillantes. Menton pointu et assez fort. Nez très fin et en bec d’aigle. Lèvres très minces. Dents blanches et régulières. Barbe parsemée sur la pommette droite. Peau de couleur foncée (type méditerranéen).
Le témoin n’a pas vu de cheveux qui étaient cachés par la combinaison qui englobait la tête, comme je l’ai dit.
Les yeux étaient légèrement plus écartés que sur un visage normal vraisemblablement avec des paupières. Le témoin n’a pas le souvenir d’avoir vu des cils et des sourcils: ce qui ne veut pas dire qu’ils étaient absents. La forme ne différait pas tellement des yeux normaux, peut-être un léger type asiatique. Ils étaient plus gros et globuleux.
Dans un premier temps, il avait semblé au témoin que le personnage n’avait pas d’yeux, simplement des trous dans les orbites, puis il a aperçu dans l’orbite gauche un globe blanc, sans iris ni pupille. Etait-ce cela que l’être tenait à montrer? Nous n’en saurons jamais rien. C’était horrible à regarder, et M. B…, 18 ans après, n’en parle jamais sans une intense émotion. De cet oeil gauche coulait une grosse larme d’un liquide épais et brun qui descendait jusqu’à la commissure des lèvres.
Quand M. B… recouvrit ses esprits, l’appareil n’était plus devant lui, mais à une dizaine de mètres du sol, à 50-70 mètres de distance. Il tournait sur lui-même dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, avec un léger bruit de ventilateur. La forme était tout-à-fait différente de celle qu’il avait noté au sol. L’appareil était sur la tranche et le témoin a gardé des souvenirs précis de détail: voir croquis de la coupe.
Il y avait sur la périphérie 3 ou 4 ondulations, ressemblant à des raidisseurs. Un premier renflement à mi-rayon, et un deuxième au centre (vraisemblablement l’habitacle). Des hublots éclairés se trouvaient sur l’un des deux renflements, peut-être sur les deux, le souvenir en est vague. M. B… a eu l’impression que l’habitacle central ne tournait pas en même temps que l’appareil. De plus il lui semblait que quelqu’un l’observait derrière un hublot, et l’observateur n’avait pas de voile sur le visage.
A ce moment, l’objet ne brillait plus, il était gris, mais on distinguait nettement les contours. Il régnait au niveau du sol une odeur indéfinissable qui disparut rapidement. Puis il y eut un éclair violent qui éclaira tout le paysage, comme une fusée d’artifice, alors que l’engin devenait doré comme de l’or, entouré d’un halo orange. Il a commencé à s’élever aussitôt en spiralant, atteignant une hauteur de 5 ou 600 mètres en 4 ou 5 secondes. Il s’est arrêté, est resté immobile quelques secondes, puis il est parti à l’horizontale, d’abord tout doucement, en émettant de petites étincelles, puis au fur et à mesure qu’il accélérait, les étincelles devenaient plus nombreuses, il a finalement atteint une grande vitesse et une queue d’étincelles le suivait.
M. B… rentra chez lui quelque peu ému, il dit à sa femme qu’il venait de voir quelque chose d’extraordinaire mais sans lui donner de détails. Le lendemain il repassa par le même chemin, non sans quelques appréhensions, mais il n’osa pas aller sur les lieux même de l’atterrissage, constatant toutefois que l’herbe était foulée et couchée à cet endroit précis. Il n’a jamais divulgué tous ces détails, les premières réactions de ses amis sur une vague approche de son aventure l’avait suffisamment éclairé sur ce qui l’attendait s’il avait été plus précis.
Ce secret refoulé lui pesait, et il éprouvait le besoin de faire partager son aventure à quelqu’un d’autre. Je le remercie de la confiance qu’il a mise en nous, et lui donne l’assurance que son anonymat sera respecté.
Michel Figuet et Jean-Louis Ruchon
Les deux auteurs indiquent qu’au printemps de 1954, soit à 22:00 soit à 2 heures du matin, près de Menton au lieu dit « Le Beauriqueau », un homme resté anonyme sauf pour les enquêteurs de Nice, rentrait chez lui à pied et a entendu un bruit comme celui d’un marteau comme des bruits de marteau frappant sur une enclume. Il a continué sa marche, et entendu alors un bruit de voix. Il a encore parcouru une dizaine de mètres et a découvert alors un objet lumineux. Il l’a décrit comme étant de forme discoïdale, plus bombé sur le dessus et portant un petit dôme à sa partie supérieure. La partie gauche de l’objet était brillante comme de l’or. Il a estimé le diamètre à cinq mètres pour une épaisseur de un mètre vingt. L’objet se trouvait à un mètre du sol.
Près de l’objet se tenait un être de 1 m 60 environ, très mince et de proportions harmonieuses. Il était vêtu d’une combinaison en une seule pièce très ajustée englobant la tête et de couleur blanc phosphorescent. Un second être se trouvait sous l’appareil. Dès qu’ils se sont rendu compte de la présence du témoin, ils l’ont paralysé à l’aide d’un rayon lumineux. Ils se sont approchés du témoin, puis ont regagné leur appareil en y pénétrant par le dessus. Le témoin a perdu connaissance.
Quand il a repris ses esprits, l’objet s’élevait en tournant sur lui-même, avec un léger bruit de ventilateur. Il régnait une odeur indéfinissable qui a rapidement disparue. Après un éclair violent, l’engin s’est illuminé, s’est élevé rapidement, s’est immobilisé, puis est reparti à l’horizontale, lentement, en émettant de petites étincelles, puis il a disparu.
Les auteurs donnent comme sources Lumières Dans La Nuit N.128 page 8, une interview du témoin à l’émission « CQFD » de Pierre Bellemarre sur Europe 1 en février 1976, et le livre de François Lagarde pp 133 à 137. Ils notent que l’heure dans L.D.L.N est donnée comme 2 heures du matin tandis qu’à la radio le témoin a indiqué 22:00.
Source : « OVNI – Premier Dossier Complet des Rencontres Rapprochées en France« , livre par Michel Figuet et Jean-Louis Ruchon, Alain Lefeuvre éditeur, France, pp 69-70, 1979.